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Mercredi 10 janvier 2007

Amélioration de l’expression orale

par un traitement en ostéopathie
du complexe lombo-pelvien

Cas  clinique du 13.08.04   

 

Mr JE.CA, 43 ans, est musicien. Il est venu consulter le 13 août 2004 en se plaignant de cervicalgie lui occasionnant  des étourdissements depuis 6 mois. Il enseigne le trombone, le tuba et fait partie d’un jazz band.

l La consultation médicale :

-         les examens pratiqués sont dans la norme

-         pas de troubles organiques, malgré la sensation d’étourdissement

-         le patient est orienté vers des soins fonctionnels.

  

 Le traitement fonctionnel :

Une première séance a été faite le jour de la consultation :

Antécédents :

-         parfois lombalgie,

-         fait peu d'échauffement – étirement corporel.

-         Crispation des muscles des lèvres rapidement quand il joue du trombone.

 

Bilan :

-         Test  visuel= bréviligne de morphologie, avec un thorax raide,  les omoplates sont un peu trop élevés, a des difficultés pour bailler.

-         Test de la verticale de Barré (apprécie la notion de dysfonction montante ou descendante) =  dysfonction montante.

-         Testing clinique abdominal : (0) selon le concept ABDO-MG®  qui met en évidence s’il y a un défaut de transmission des pressions Références bibliographiques (a) : Résultats : obtenus suivant une cotation de +1 à -3.

-         Test de Klein négatif

-         Tests analytiques de mobilité des articulations vertébrales : Références bibliographiques complémentaires et autres références  (b)

o       Co en ERSg

o       C1 en Rg

o       OM dte fermée

o       C2 en ERSg

o       C7-T1 impactée

o       T4 en ERSg,

o       NSR haute du groupe T12-L3

o       Sacrum dit g/g

-         Test de palpation :

o       tension musculaire des trapèzes supérieurs (trapezius superior)

o       Spasmes des muscles para vertébraux lombaires du côté droit (NSRg)

-         Test de mobilité globale vertébrale et périphérique :

o       Il n’existe pas au niveau de la ceinture scapulaire de restriction de la dynamique : pas de trouble de la coiffe des rotateurs.

o       Il existe au niveau lombo-pelvien une perturbation « spatiale » du mouvement de rotation, même observation pour le mouvement d’inclinaison, par contre E et F sont bien réalisés aussi bien dans « l’espace » que dans le « temps ».

-         Tests analytiques de mobilité viscérale :

o       Manœuvre Pyloro Sous Hépatique : sensible et froide

o       Normalisation de la voie biliaire principale

o       Normalisation de la vésicule biliaire

o       Sphincter d’Oddi : sensible

  

Traitement =

-         Les normalisations articulaires ont été faites en manipulant les paramètres en dysfonction de La FSR de Co, le R de C1, l’ERS de C2, l’ERS de T4, du groupe lombaire en NSR, la "torsion" g/g du Sacrum.

o       Réduction du slack de Co /C1 en F, Rg, Sd puis, technique directe

o       Réduction du slack de C1 /C2 en Rd, puis, technique directe

o       Réduction du slack de C2/C3 en F, Rd, Sd puis, technique directe

o       Réduction du slack de T4 /T5 en F, Rd, Sd puis, technique directe

o       Réduction du slack de T12 à L5 en position N, Rg, Sd puis, technique directe

-    Les normalisations viscérales ont été faites par mobilisations viscérales basées sur des massages à type de succussions, vibrations, pompages, appliquées à :

o       La partie inférieure sous diaphragmatique droite, les voies biliaires et en projection de la vésicule biliaire

o       La zone duodénale comprenant le sphincter d’Oddi

o       La région inféro latérale droite du thorax : réveil du parenchyme hépatique

o       Massage réflexe sous diaphragmatique pour détendre ce dernier 

 

-         Apprentissage  de l’aplomb assis (ressenti de l’interdépendance des différentes parties du corps entre elles) et de l’échauffement

-         Apprentissage des étirements: trapèze supérieur (trapezius superior), petit et grand pectoral (pectoralis minor et major), chaîne musculaire postérieure : type méthode Mézières, (intérêt de leur mise en place suite à ce bénéfice de fonctionnalité dû à la normalisation articulaire au niveau de points pivots).

 

 

Suite à cette première séance de traitement, il a été effectué le 20 août 2004 :
Un contrôle :

-         Le test  visuel révèle que la posture assise est correcte, mais qu’il existe encore en position debout une légère ascension des omoplates

-         Le Test de la verticale de Barré = révèle une posture recentrée.

-         Le patient arrive à mieux bailler et présente moins d’étourdissement

-         Testing clinique abdominal : (0) selon le concept ABDO-MG® 

-         Test de palpation révèle :

o       qu’il existe toujours la restriction cervico-dorsale, l’impaction de C7/T1

o       tension musculaire des sous scapulaires (subscapularis)

o       au niveau lombo-pelvien une perturbation « temporelle » du mouvement de rotation, même observation pour le mouvement d’inclinaison, par contre E et F sont bien réalisés aussi bien dans « l’espace » que dans le « temps ».

o       une MPSH sensible mais moins froide

 

 

Un complément de soins se justifie suite à ce nouveau bilan :
Traitement =

-         Les normalisations articulaires ont été faites en manipulant les paramètres en dysfonction de l’impaction de C7/T1, du groupe lombaire en NSR

o       Réduction du slack de C7/T1  en traction verticale puis, technique directe

o       Réduction du slack de T12 à L5 en position N, Rg, Sd puis, technique indirecte

-         Les normalisations viscérales ont été faites à la 1ère séance sont réitérées

-         Déparasitage des muscles des sous scapulaires

-         Apprentissage  de l’aplomb debout (ressenti de l’interdépendance des différentes parties du corps entre elles). Références bibliographiques (d) 

-         Conseils pour la gestuelle avec le trombone.

   

Suite à cette deuxième  séance de traitement, il a été effectué le 31 août 2004 :
Un contrôle :

-         Testing clinique abdominal : (+1) selon le concept ABDO-MG® 

-         Le test de palpation révèle  qu’il n’existe plus de restriction cervico-dorsale.

-         Persistance de manque de mobilité de la cage thoracique nécessitant quelques manœuvres de mobilisation à visée d’assouplissement à type de « bras de pompe » pour les côtes supérieures et « d’anse de sceau » pour les inférieures.

  

Mr JE.CA a pu constater après le traitement les effets suivants qui ont été
notés sur sa fiche de soin le 31 août 2004 :
-  Amélioration particulièrement efficace sur son motif de consultation.

-  Des effets concomitants sur sa pratique musicale : il peut jouer plus longtemps, fait moins d’effort. Le problème labial a disparu.

Concernant « l’amélioration de l’expression orale », il précise : plus d’aisance, de soutien, de puissance, surtout dans les aigues, les attaques.

  

 

 VÉRIFICATION : faite conjointement avec un Kinésithérapeute, FR.LE. , spécialisé dans le travail postural :  

Ont été appliqués comme moyens d'évaluation :

-         Test de la verticale de Barré : Résultat AVANT / résultat APRES TTT = recentrée.

-         Testing clinique abdominal : (+1) selon le concept ABDO-MG® 

-         Test des pouces montants de Bassani = pas de restriction.

-         Le mouvement lombaire en S et en R n’est plus limité dans le temps de son déroulement

-         J’effectue comme d’habitude dans ce cas un test personnel : «Test simulé de mise en situation  gestuelle instrumentale optimisée » qui consiste à évaluer l’aisance du geste instrumental et la tonicité posturale contre résistance appliquées par le praticien.

o       La grille d’évaluation de 0 à 5 permettait d’attribuer la note : 5 (?)

Remarque : Quand cela est possible, la mise en situation réelle avec l’instrument est préférable pour être sûr de l’attribution de la note 5.
L’entretien avec la personne est effectué en recherchant à cibler l’efficacité du traitement : Résultats : obtenus suivant une cotation 0 ou 1 sur 5 points.

  

Amélioration des signes cliniques du début des soins

1

Compréhension des facteurs occasionnant ses perturbations

1

Assimilations des exercices d’entretien

1

Amélioration de sa gestuelle spécifique

1

Bénéfices secondaires dus au traitement

1

Résultats   5/5

 

 

  Bénéfices secondaires dus au traitement = amélioration de la dynamique dans l’expression orale : plus de soutien, de puissance, surtout dans les aigues, les attaques.    

Amélioration vérifiée par logiciel

Amélioration non vérifiée par logiciel X

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par Michel - Publié dans : Cas cliniques
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Dimanche 7 janvier 2007

M-L.Gr

Professeur de flûte traversière                                     Rennes
le 2 /02/02

Bonjour,

J'ai bien reçu votre courrier du 28 janvier et vous en remercie. J'espère
que ces quelques réponses vous aideront. En tout cas, cela m'a fait du bien
de ressortir ce dossier, les bonnes résolutions   s'estompant au fil des mois.

1 - J'utilise beaucoup le stage, surtout les notions d'échauffement et d'étirement.

-Lorsque je travaille ma flûte, j'ai intégré ces notions au même degré que
pour le sport (c’est ce que je commençais à oublier !)

-Je les utilise toujours avant et après les concerts.

-Et de plus en plus dans ma vie quotidienne : moments de stress, position au
volant de ma voiture etc..

J'ai ajouté 2 nouveautés, sur les conseils d'un homéopathe :

_manger des sucres lents 8 h. avant le concert

_boire 1 l. à 1,5 l. après le concert

Tout cela a très nettement amélioré ces moments de grande tension physique
et mentale.

2-Il y a-t-il moins de pathologie ?

Ça s'améliore progressivement. Vos conseils, la fable des gros cailloux (j'étais
déjà engagé dans une réflexion sur ce que je veux faire dans mon double
métier de pédagogue et de musicienne), ma pratique de gymnastique «
Feldenkrais », la compréhension (bravo pour vos schémas !) de mécanismes
font que je connais des périodes sans douleur d'épaule droite.

3-Musicalement, certains passages techniques sont plus faciles, j'ai une
meilleure endurance et ma flûte me semble plus légère qu'il y a quelques
années. Curieusement, un domaine de loisirs, le chant, que je travaille peu
(uniquement en chorale et non en soliste), est redevenu facile (j'avais
envisagé d'arrêter, pensant que la parole d'enseignement plus le chant
faisaient une trop grande charge pour mes cordes vocales).

4-Oui, le contenu du stage est un bon outil pédagogique, surtout avec les
adolescents fascinés par la découverte du diaphragme. Même  s'ils ne font
pas l'effort sur la posture, ils entendent leur sonorité qui se transforme
et cette prise de conscience mûrit. La plupart respire beaucoup mieux
maintenant qu'ils ont vu un dessin (je n'avais jamais donné  auparavant de
photos de diaphragme !)

Grâce au stage, plusieurs intuitions sont devenues des certitudes (l'hyper-extension
des pouces par exemple) et je peux maintenant argumenter.

Autres : avez- vous vu sur Arte, le mercredi 30/01/02, l'émission sur Léon
Fleisher, un pianiste dont la main droite s'est paralysée et qui maintenant
enseigne,

-J'ai lu avec beaucoup d'intérêt « Kinésiologie et musique »  de R.et H.
Krauss éd. Souffle d'or.

Bonne chance pour votre diplôme d'ostéopathie. A bientôt, peut-être dans un
prochain stage. Bien amicalement.



 M-L



N.B. Durant le stage, nous avions aussi évoqué les locaux et les conditions
de travail. Les choses avancent dans ma tête sur ce que je peux ou non
accepter, mais il y a un prix à payer (pressions de l'employeur.). Un grand
merci, en tout cas, pour vos conseils qui servent aussi à mes collègues !

 

 

Par Michel - Publié dans : Pathologie du musicien
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Dimanche 7 janvier 2007
  Formation Solère : référentiel  des dysfonctions articulaires dans le cadre de la "Rééquilibration Fonctionnelle"

 

Par Michel - Publié dans : ostéopathie
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Dimanche 7 janvier 2007

Un jour une patiente m’amène au cabinet sa fille de 8 ans qui se plaint de son dos après les cours de musique. Elle apprend le violon depuis 3 ans et je lui demande  de me montrer comment elle joue pour examiner sa posture. Elle se penche en avant pour prendre l’instrument dans son écrin, en profite pour le caler entre le menton et l’épaule gauche, se redresse ainsi prête à jouer ce qui induit inévitablement une hyperlordose lombaire. Même sa mère qui est néophyte en la matière est surprise par cette posture disgracieuse et comment le professeur a laissé s’installer ça !

A l’aube du 21ème siècle, il est inadmissible qu’un élève soit abîmé par une activité musicale : si au départ un trouble postural n’entraîne que des dysfonctions fonctionnelles (réversibles), dans le temps elles vont produire des pathologies organiques (non réversibles par nos thérapies).

 

Il n’est pas concevable qu’un professeur de musique néglige le coté postural dans sa pédagogie. Didier Lockwood [1], violoniste déclarait :     « « …de l’initiation ludique à la rigueur de l’apprentissage…. La distance qui sépare la fonction de professeur est souvent sous estimée et il convient de rapprocher, voire de superposer, « apprendre et enseigner ». Etre musicien et enseigner la musique ne font pas appel aux même qualités et nécessitent des compétences complémentaires. L’enseignement musical est un métier à part entière dont le pilier est la pédagogie. Il est indispensable  de lutter contre la sclérose de l’habitude et de privilégier une approche individuelle qui ferait de l’apprentissage une rencontre. » »

Autrefois cet apprentissage était inexistant : pas dans le cursus scolaire.

De nos jours des possibilités sont offertes en France aux musiciens professionnels qui souvent enseignent dans des écoles, conservatoires :

•     d’une part, grâce à la formation continue à laquelle je contribue depuis 10 ans avec le CNFPT  [2]

•     d’autre part, grâce aux soins individuels ostéopathiques et posturaux

 

Sur le plan national des regroupements médicaux pluridisciplinaires se sont créés  par exemple à Lyon avec le Dr Vincent Travers [3] et à Paris avec le Pr. Raoul Tubiana [4].

Autrefois il était courant de dire à un jeune souffrant de la colonne vertébrale « Tient-toi droit ! », « Pas assez motivé » ou alors le médecin de prescrire « Musculation du dos et des abdominaux » puisqu’ à la radiographie  il n’y a pas d’anomalie (fonctionnel non visible).

Les lésions articulaires, sous estimées par la majeure partie du corps médical, parce qu’elles sont mécaniques et non organiques, constituent pourtant un niveau de lecture, qui permet de comprendre cette dysfonction locale ou cette suite mécanique (si membres douloureux par exemple), mise en évidence et codifiée, par Roland Solère.[5]

En se posant ces questions, nous nous intéressons à une population jeune, dynamique, enthousiaste, voire « hypersensible » car mise à l’écart par la non considération de sa spécificité  et assimilée aux autres professions.

Doit on entendre longtemps encore les : « Tiens-toi droit, ne t’avachis pas, redresse tes épaules » !

Que de phrases assassines, alors qu’il suffisait d’entendre de nos aînés :

« Pose toi, trouve ta place, laisse toi grandir, épanouis toi, respire librement ».

Depuis les années 70, de nombreuses méthodes posturales dites médicales ont fleuri, Mézières, Stretching, Eutonie,  McKenzie……, chacune a ses avantages et ses indications, mais les plus efficaces sont les plus simples à mettre en place dans le ressenti du musicien et son usage quotidien.

Il est inutile de préciser que de tels faits d’observation ne permettent pas de conclure cette diatribe sans que nous  ne présentions les solutions qui trouvent leur fondement dans le concept ostéopathique, solution que nous avons l’habitude d’employer, avec pour seule difficulté, celle de les faire admettre « médicalement »comme un apport intelligent au rétablissement de la santé.

Les pathologies fonctionnelles des musiciens méritent d’être étudiées dans le concept ostéopathique en complémentarité de la posturologie.


 


[1] Conférence Musique et pédagogie (la méthode) au 45ème congrès de la FNAPEC mars 2001

[2] Centre National de Formation du Personnel Territorial (ce qui dépend des mairies)

[3] association Bio Amadéus, Médi Arts France

[4]association  Médecine des Arts  (siège à Montauban)

[5] Enseignant et concepteur de la méthode de Rééquilibration Fonctionnelle®.

 

 

 

Par Michel - Publié dans : Approches posturales
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Dimanche 7 janvier 2007

Installation et traitement des pathologies chez le musicien.

 

Plainte

Méconnaissance enseignement

  Fatigue     méthode

Surmenage concours


 

Mauvaises postures.    Mouvements forcés.     Blessures (tendinites…)

   

 Consultation 

Diagnostic fonctionnel  Normalisations     articulaires,   viscérales      énergétiques

 

 

 

 

Enseignement

Schéma postural optimal    aplomb, dissociation des ceintures,     respiration

    

                                                                            

 

 

Mise en situation

gestuelle instrumentale optimisée

 

Amélioration de l’expression orale

      soutien, puissance du souffle ,      attaque dans les aigus

 

Par Michel - Publié dans : Pathologie du musicien
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